Après quatre années d’existence, les membres du Center for Copyright Information (CCI) ont annoncé la fin de la riposte graduée à l’américaine (Copyright Alert System). Il avait été mis en place pour dissuader les internautes de télécharger illégalement des fichiers protégés par le droit d’auteur.

Pour le CCI, cet arrêt n’est pas un échec. Il indique même que le système ” est parvenu à éduquer beaucoup de gens au sujet de la disponibilité des contenus légaux ainsi que sur les questions liées au piratage “.

Pourquoi alors arrêter ? La réponse est peut-être aussi dans le communiqué du CCI. ” Le programme a démontré que de réels progrès sont possibles lorsque les créateurs de contenus, les innovateurs de l’Internet et les défenseurs des consommateurs vont dans le même sens dans un processus collaboratif et axé sur le consensus “, est-il écrit. On pourrait presque sentir une pointe de regret/reproche devant un manque de coopération de certains de acteurs.

Un autre élément de réponse est venu de Steven Fabrizio, vice-président exécutif et conseiller juridique de la MPAA, association qui défend les droits des six plus grands studios de cinéma américains. Dans un communiqué, il a expliqué que ce système n’arrivait tout simplement pas à dissuader les accros au téléchargement. “ 981 millions de films et séries ont été téléchargés aux Etats-Unis en P2P en 2016, a-t-il indiqué. _Le CAS n’était tout simplement pas adapté pour faire face aux pirates à répétition.

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