Près de trois mois après la fermeture du site de piratage de films et séries Zone Téléchargement, le cabinet Ernst and Young (EY) publie une étude qui donne une idée relativement précise de ce que représente le téléchargement illégal de contenus audiovisuels en France. En l’occurrence un manque à gagner de 1,36 milliard d’euros pour l’ensemble des secteurs concernés, en hausse de 0,7% par rapport à 2015.

430 millions d’euros en moins pour l’État. EY estime que 13 millions de personnes ont téléchargé ou regardé en streaming des contenus piratés l’an dernier, soit un tiers des internautes Français. Au total, ils ont regardé 2,5 milliards de films et épisodes de séries, environ 192 par personne. Le principal manque à gagner de ce piratage de masse est pour l’État avec 430 millions d’euros qui lui ont échappé. Derrière, ce sont également le financement de la création et les emplois associés qui sont affectés.

Budget de la création amputé. Sur les 1,36 milliard d’euros perdus, ce sont 265 millions d’euros qui ne rentrent pas dans le circuit de redistribution du secteur audiovisuel, explique Solenne Blanc, associée chez EY, dans Les Echos. Soit le budget d’environ 60 films estime cette spécialiste. Par ailleurs, le manque à gagner permettrait de créer a minima 2.000 emplois directs.

Le DVD souffre énormément. Sans surprise, le marché qui perd le plus est le DVD. Le manque à gagner pour la vente physique atteint 600 millions d’euros, soit 85% de la taille du marché en 2015. Inversement, les salles de cinéma perdent peu à cause du piratage avec un manque à gagner de “seulement” 4% sur un marché de 1,33 milliard d’euros.

**Les salles résistent.

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